Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) : un durcissement à venir ?

La loi LOM (Loi d’Orientation des Mobilités)​ qui impose depuis 2022 des quotas de renouvellements en véhicules à faibles émissions​ pourrait bel et bien se durcir.

Les flottes de 100 véhicules ne seraient plus les seules concernées puisque l’obligation de commander des modèles à faibles émissions pourrait s’appliquer dès 50 véhicules.

Par ailleurs, ​des sanctions pourraient être mises en place pour les entreprises ne respectant pas ces quotas.

L​es entreprises sont tenus ​de déclar​er leurs renouvellements en véhicules « propres », comme le prévoit l’article L224-12 du code de l’environnement.​ O​r ​t​rop peu d’entreprise​s on​t établ​i cette déclaration depuis l’instauration ​de cette réglementation qui vise à accélèrer la transition du parc automobile français.

La proposition de loi pourrait être déposée à l’Assemblée nationale début 2024 et devra être discutée entre les deux chambres parlementaires avant toute adoption définitive. 

Rappel des quotas actuels :

Entreprise du secteur privé : parc de plus de 100 véhicules ​​inférieur ou égal à 3,5 tonnes 

  • ​20 % de ce renouvellement à partir du 1er janvier 2024
  • ​40 % de ce renouvellement à partir du 1er janvier 2027
  • ​70 % de ce renouvellement à partir du 1er janvier 2030

Entreprise du secteur public (collectivités territoriales) : parc de plus de ​2​0 véhicules​ ​inférieur ou égal à 3,5 tonnes 

  • ​30 % de ce renouvellement à partir du 1er janvier 2024
  • ​40 % de ce renouvellement à partir du 1er janvier 2027
  • ​70 % de ce renouvellement à partir du 1er janvier 2030

Nos dernières actualités